lundi 1 octobre 2007

La p’tite vie … en Lancia Musa

Nous sommes arrivés à Siracusa samedi dernier en attendant qu’on nous remette une nouvelle auto, lundi matin. Il y a un bureau d’Europcar au centre-ville et le tout devait se régler rapidement.
Nous avons la chance inouïe que Sonia Foti, cette belle et charmante sicilienne, prenne en main les démarches à faire auprès d’Europcar à Palerme et à Siracusa. Tout semble un peu compliqué et enfin, on nous trouve une auto comparable à celle que nous avions. Cependant, il faut aller la prendre à l’aéroport de Catania qui est à une heure d’auto de Siracusa parce que, semble-t-il, il n’y en n’a pas de disponible ici. Encore des téléphones chez Europcar à Catania pour finaliser la remise de l’auto puis, arrangement avec une compagnie de taxi pour le transport à Catania. Grâce aux interventions énergiques de notre amie Sonia, Europcar nous a autorisés à prendre le taxi et nous a remboursé le coût de la course, soit de 80 E (près de 120 $ CAD).
Et pour la petite histoire, on se souviendra également que l’auto, une Lancia Musa est stationnée au port de plaisance situé à un près d’un kilomètre de l’appart.

Nous sommes revenus à l’appartement il était 13 h. Un lunch rapide et c’est le début des visites sous un soleil torride. On longe les murs pour trouver de l’ombre et on doit s’arrêter de temps en temps pour se rafraîchir avec une gelato à la cassatta ou au tiramisu ou à la pistache ou … On pense à vous !

dimanche 30 septembre 2007

De l’appartement à pas très loin


Début de journée avec Sonia, la proprio extraordinaire. Après nous avoir expliqué minutieusement les lieux importants à visiter à Siracusa, après nous avoir remis plein de documents facilitant et réduisant le coût de certaines visites, après toutes ses recommandations concernant la vie de cette ville, Sonia nous a conduits à un centre commercial ouvert le dimanche afin que nous y fassions nos provisions. Une heure plus tard, on était de retour.


Nous avons ensuite amorcé nos visites par l’hyper-moderne Sanctuario della Madonna delle Lacrime. : déception car trop moderne pour l’environnement historique de Siracusa. À quelques pas, se trouvent les ruines de la basilique San Giovanni Evangelista qui s’élèvent à ciel ouvert. Nous avons également visité les catacombes de San Giovanni qui nous ont fait pénétrer dans un univers mystérieux et presque macabre à certains égards. 

On doit avouer que le moral commence à flancher, les déceptions s’accumulent et l’image que l’on se faisait de la Sicile ne correspond pas à ce que nous voyons régulièrement. Siracusa sera probablement l’exception. Le reste appartient à la p’tite vie …

La p’tite vie en ce dimanche à Siracusa

Nous avons laissé l’auto à Enna et nous sommes maintenant à Siracusa. Nous devons communiquer avec Europcar pour les informer de notre nouveau lieu de résidence et pour savoir quand et où prendre livraison de notre prochaine voiture. Les téléphones publics sont rares en Sicile ; nous avons marché quelques kilomètres pour en trouver un et nous n’avons pas réussi à établir la communication. Nous avons marché encore plus loin, sans plus de résultat. De retour à l’appart, Sonia nous a expliqué que les téléphones publics ne permettent pas les communications sans frais de type 800 !!!

Heureusement, notre ange gardien nous offre de prendre les choses en main et téléphone chez Europcar. Demain matin, elle poursuivra les démarches pour nous. Quelle jeune femme extraordinaire !

Et comble de déveine, notre site de courriel web de Vidéotron ne nous permet plus d’envoyer des messages (erreur java, paraît-il). On reçoit mais on ne transmet pas. Sonia nous ayant branchés sur son Wifi, nous ferons nos mises à jour quotidiennement mais ne pourrons vous en informer par courriel comme avant.

samedi 29 septembre 2007

De Agrigente à Grammichele


Autre superbe journée en perspective. On a planifié un trajet qui nous conduira de Agrigente vers la Villa imperiale del Casale en passant par Caltanisetta où les paysages devraient nous ravir. De là, on filera vers Caltagirone pour y admirer les céramiques qui décorent toute la ville et la journée se terminera à Grammichele, petite ville reconstruite en 1693 après un tremblement de terre qui avait secoué le sud-ouest de la Sicile. Par internet, ce matin, nous avons réservé une chambre dans un petit hôtel de ce village sicilien peu fréquenté par les touristes. 200 km de plaisir à venir !

Tel que prévu, le trajet nous a fait admirer des paysages très intéressants et bien différents de ceux vus jusqu’à présent : des plaines, des montagnes verdoyantes et des champs de cultures variées. Dans cette région, en plus des agrumes, on cultive successivement le fourrage pour les bêtes puis, les céréales. La culture se fait à flanc de montagne sur ces pentes assez abruptes. J’aurais aimé voir les tracteurs labourer les champs dans de telles conditions mais, c’est samedi et on ne travaille pas, le dimanche non plus, d’ailleurs (comme chez nous).

Puis, nous avons visité la Villa imperiale del Casale, à notre grand ravissement. Il s’agit d’une imposante maison romaine de 3 500 m2 datant du 3e ou 4e siècle après J.-C. et qui doit sa renommée à son extraordinaire pavement de mosaïques qui la couvre presqu’entièrement. Cette villa est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

On devait se diriger vers Caltagirone, mais la p’tite vie nous a rattrapés …

La p’tite vie … en Alpha Romeo


La journée s’est terminée abruptement au retour de la visite de la Villa imperiale del Casale. Nous avions stationné l’auto dans le parking officiel du site, parking surveillé par un gardien. Ainsi, pas de risque de vol, de vandalisme, etc. Mais, au retour de la visite, deux pneus étaient crevés (et on sait bien qu’il n’y a qu’un pneu de rechange dans le coffre arrière). Il n’y a pas de garage à des kilomètres à la ronde, il n’y a pas de téléphone public sur le site et le gardien nous suggère de rouler 5 km sur les pneus crevés pour se rendre à un garage qui pourra nous dépanner, s’il n’est pas fermé !

Gisèle réussit à convaincre le vendeur de tickets d’entrée sur le site de nous laisser utiliser son téléphone pour rejoindre Europcar (notre locateur) afin qu’on nous dépanne. Après bien des tergiversations, une remorqueuse de la ville de Enna, à 35 km de la villa, est venue chercher l’auto une heure et demie plus tard. Europcar nous informe que la voiture ne peut être réparée immédiatement et qu’on nous en remetrra une autre … lundi avant-midi à Catania (100 km plus à l’Est ) ou ailleurs. On nous informera sur notre téléphone mobile. Le hic, c’est que nous n’avons pas de téléphone mobile et qu’on ne sait pas où nous serons lundi matin. Le chauffeur de la remorqueuse nous a laissés au terminus d’autobus d’Enna et nous a souhaité bonne chance : tout est fermé jusqu’à lundi.

Nous étions à Enna, nous ne pouvions nous rendre à Grammichele où nous avions une réservation. Pour l’annuler, il fallait absolument procéder par internet ; le café internet le plus près était situé à 1,5 km … et était fermé. Gisèle a fait part de notre désarroi à des employés d’un café et un client nous a offert son portable pour procéder à l’annulation de la réservation. Gisèle est plus que mon amoureuse, elle est en train de de devenir un investissement avec sa connaissance de la langue italienne.

Nous avons ensuite joint la propriétaire de l’appartement que nous avions loué à compter de dimanche soir, à Siracusa et, comme il était libre, elle nous a offert de l’occuper dès aujourd’hui. Nous avons donc pris un autobus de Enna à Catania puis, deux heures plus tard, un autre autobus de Catania à Siracusa où la super charmante Sonia nous attendait au terminus d’autobus à 20 h.

Autre superbe journée en perspective, pensions-nous en nous levant ce matin !

vendredi 28 septembre 2007

De Eraclea Minoa à la Vallée des Temples


La journée débute par une visite du site archéologique de Eraclea Minoa. Situés au bord de Capo Bianco, les restes de la cité grecque occupent un site magnifique sur le versant d’une colline isolée par la mer. Si le site est remarquable, les restes de la cité représentent peu ce qu’elle a pu être avant d’être abandonnée au 1er siècle après J.-C.

Épuisés par la visite des ruines, nous sommes allés refaire nos forces en nous trempant les orteils dans l’eau encore chaude de la Méditerranée. À part quelques couples sur la plage, des kilomètres de sable fin et de vagues de la marée montante nous appartiennent pendant quelques heures.

En fin d’après-midi, nous visitons la Vallée des Temples. Une dizaine de temples ont été érigés par les Grecs, 5 siècles avant J.-C. Incendies, pillages et tremblements de terre ont dévasté ces monuments au cours des siècles suivants. Des vestiges impressionnants subsistent et ont avantage à être visités au lever ou au coucher du soleil car leur construction en tuf de calcaire s’illumine de tons chauds et dorés.
Super belle journée.

jeudi 27 septembre 2007

De Trapani à Agrigente


Superbe journée ! Nous avons sillonné la campagne sicilienne en passant par Sélinonte, Sambucca, Caltabellota, Eraclea Minoa pour arriver à Agrigente où nous resterons deux jours. Des paysages grandioses se succédaient à chaque détour, à chaque montée de route. Et il y en a eu des détours, des montées et des descentes de routes puisque nous avons traversé une région très montagneuse où nous avons gravi des pentes en spaghetti jusqu’à 900 mètres d’altitude.

Belle journée mais journée fatigante. La conduite dans cette région demande beaucoup d’attention d’autant plus que la pluie des derniers jours a rendu des tronçons de route quasi-impraticables. Souper à l’hôtel, repas gastronomique typiquement sicilien.

La p’tite vie à 3 en montagne !

Quiconque nous observe, ne voit que deux personnes dans l’auto. Mais, en réalité, c’est comme si nous étions trois ! Nous nous sommes procuré un GPS qui devait nous assurer des déplacements sans peine. C’est près de la vérité dans 95% des cas. En effet, cet outil moderne de voyage calcule les distances, choisit les routes, indique précisément où nous sommes à chaque instant et donne ses instructions verbalement : Dans 300 m, tournez à gauche puis 100 m plus loin, tournez à droite Et si, malgré ces indications, on ne prend pas la bonne sortie, le GPS refait des calculs et redonne de nouvelles indications pour nous rendre à destination le plus rapidement possible. Sous cet angle, c’est merveilleux.

Par contre, aussi fameux soit-il, le GPS ne dispense pas les voyageurs de juger eux-mêmes des suggestions de l’appareil. C’est en faisant totalement confiance à notre guide électronique que nous avons emprunté une route de montagne dont on aurait dû se méfier. La route proposée est devenue un sentier non asphalté pour se résumer à une piste de terre et de cailloux où un 4x4 aurait sûrement convenu davantage qu’une Alpha Roméo. Mais voilà, une fois engagé dans cette direction, impossible de retourner car c’est trop étroit et, si on quitte le sentier, on s’enlise à cause de l’état boueux du sol. C’est donc en poursuivant notre route, à 5 km/h max et loin de toute civilisation, que nous gravissons des pentes abruptes et les descendons dangereusement en glissant sur les cailloux. Une demi-heure de rodéo.

Ça ne jase beaucoup dans l’auto : je suis inquiet, Gisèle a peur mais notre compagnon ne cesse de répéter : Calculs en cours, calculs en cours, je vous propose une nouvelle route … Ferme donc ta grande … !! C’est dans ces circonstances que l’homme qui a manqué de jugeotte, commence parfois à engueuler les objets qui l’entourent. Pas très glorieux !

mercredi 26 septembre 2007

De la ferme à Erice


Le beau temps est de retour. Et notre bonne humeur aussi. Départ vers Erice. L’accès à la ville haut-perchée se fait par une route en lacets ponctuée de vues superbes sur la mer et la plaine. Michelin accorde 3 étoiles à ce site et le décrit comme suit : Dans un site inoubliable, un haut plateau triangulaire en terrasse sur la mer, Erice, se perche à 750 m d’altitude sur la montagne du même nom. Défendue par des bastions et une muraille d’enceinte, la ville est un labyrinthe de ruelles aux pavés polis comme des galets et des venelles si étroites qu’on ne peut les arpenter à deux de front.


Nous nous sommes promenés dans ces rues étroites et avons visité quelques églises, en passant : Duomo royal, San Salvatore, San Giuliano et San Giovanni. Aucun de ces temples ne nous a vraiment charmés ni révélés de trésors remarquables. L’intérêt consiste surtout à circuler dans les rues et ruelles et imaginer la vie qui y grouillait au Moyen-Âge. Des photos de Gisèle témoignent de cette journée.

C’est dans une trattoria, sur la Place Umberto d’Erice, que nous avons savouré une délicieuse pizza margherita au mozzarella fondant comme ça se peut pas ! Une trattoria animée par un proprio qui gère le service avec beaucoup de fougue, de bruit et de coups de gueule. Sympathique.
Retour à la ferme. Apéro et attente du souper gastronomique.

Nous étions 28 à notre table. On a eu droit à 6 ou 7 services et au vin à volonté. À la quantité de bouteilles qui ont défilé à notre table, on a conclu que certains avaient beaucoup de volonté ! Sans être de la grande cuisine, tout fut très bon. Et une fois de plus, Gisèle a fait les frais de la conversation (de l’anglais à l’allemand, à l’italien et au français) avec nos voisins de table, une petite famille d’Allemands en vacances à la ferme pour deux semaines. Ma surdité de plus en plus envahissante m’a isolé des conversations avec ces gens charmants. Ça me frustre, ça me désole et ça me met de bien mauvaise humeur. Comme le disait si philosophiquement notre ancien premier ministre : Que voulez-vous ??

mardi 25 septembre 2007

De Palerme à Ségeste à Trapani

Quelle déveine ! Il pleut encore ce matin, un crachin qui nous oblige à porter un de ces impers en plastique transparent. Et les valises à transporter jusqu’au métro à 15 minutes de marche. La pluie ne nous a pas atteints mais nous sommes tout en nage sous ces impers étanches.

Prise de possession de l’auto vers 10 h, une Alpha-Roméo bleue, et départ de Palerme sans regret. Nous nous dirigeons vers Calatafimi pour visiter le Temple de Ségeste. Érigé en 430 avant J.-C., le temple est un élégant édifice dorique aux proportions d’une rare harmonie. Ce monument, l’un des plus parfaits qui nous soient parvenus de l’Antiquité, se dresse, majestueusement solitaire, sur une butte encerclée d’un profond vallon, dixit Michelin. Malheureusement, nous n’avons vu ce magnifique temple que de loin. La pluie incessante nous a obligés à renoncer à la montée pédestre par un sentier boueux vers le sommet de la colline. Grande déception.

Nous quittons Ségeste et nous nous rendons à notre gîte agro-touristique près de Trapani, à l’extrême ouest de la Sicile. Nous habiterons deux jours à la ferme Duca di Castelmonte près de Trapani. En arrivant, le propriétaire nous accueille avec un sourire qui traduit un grand bonheur. Ce n’est pas notre arrivée qui le réjouit à ce point mais la pluie qui s’est abattue sur la région au cours des 2 derniers jours. Ici, il n’avait pas plu depuis 1 an !

La p’tite vie à Trapani


Nous avions choisi le Duca di Castelmonte pour sa cuisine régionale. Malheureusement, encore une fois, c’est la déception : les orages des deux derniers jours ont détruit certaines installations électriques dont celles qui alimentent la ferme en courant. Ce soir, pas de repas régional, pas d’éclairage, pas de chandelles, pas de victuailles de remplacement, même pas d’excuses.

lundi 24 septembre 2007

De l’Oratorio à la Place Prétoria


Cette dernière journée à Palerme n’a pas été à la hauteur de nos attentes. On avait prévu visiter le Marché Capo, l’Oratorio San Lorenzo et le Palais des Normands. On s’est rendu à l’Oratorio San Lorenzo qui devait nous révéler des trésors de sculptures de ??. La réalité nous a fortement déçus. Et la fatigue de nos longues marches depuis 10 jours commence à nous ralentir un peu. Nous avons donc renoncé à la visite du Palais des Normands. Par contre, en nous rendant chez Europcar, nous avons traversé le Marché Capo. Deux vieilles dames nous ont conseillé de faire attention à nos sacs et appareils photographiques. Nous n’avons senti aucun danger en aucun temps au cours de cette traversée du plus vieux marché de Palerme. Nous n’avons pris aucune photo, bien entendu, nos caméras profondément enfouies dans nos sac. Dommage d’avoir été un peu peureux ! Pissous (pea soup) ?? Peut-être !!
Par contre, nous nous sommes arrêtés, au retour, à la Place Prétoria où des grévistes protestaient calmement contre une injustice que nous n’avons pu identifier.

La p’tite vie à Palerme (suite et fin)

Un problème de p’tite vie subsistait : après avoir glissé la carte bancaire dans un nombre important de guichets automatiques qui ne montraient jamais de signes d’acceptation de notre carte débit Desjardins, la magie a opéré au guichet de la Intesa Sanpaolo S.p.A. Malgré une limite modeste du montant du retrait, nous avons pu faire le plein pour quelques jours.
Un autre problème a surgi. Demain matin, nous devons prendre possession de notre auto chez Europcar. Au numéro de téléphone fourni par notre Agence de voyage, il n’y avait pas de réponse. Après consultation à un bureau d’information touristique, Place Prétoria, pas plus de réponse aux nouveaux numéros de téléphone suggérés par le commis. Inquiets, une fois de plus, nous décidons de marcher vers une adresse située à près de 3 km du centre-ville. On espère que ce bureau d’Europcar pourra nous renseigner adéquatement. Et tel fut le cas.
Retour en métro jusqu’au centre-ville et retour à l’appartement en fin d’après-midi. Fait rare en Sicile, il pleut et il pleut très fort. Des coups de tonnerre éclatent et font sursauter les gens dans la rue. Demain, la situation devrait être rétablie.

Ces quelques considérations sur les aléas d’un voyage, pourtant préparé de longue main, ont pour but de nous rappeler que pour bien voyager, il faut pouvoir s’adapter à toutes sortes de situations qu’il est impossible d’anticiper. Et ces situations simplistes, vues de loin, sont souvent source de stress dans le quotidien d’un voyage.
Les chroniques de ce blogue se veulent d’abord et avant tout, notre journal personnel quotidien qui nous rappellera les grands et les petits moments de notre périple en Italie. Et nous vous invitons à partager ces instants, si cela vous intéresse, bien entendu.

dimanche 23 septembre 2007

Du Duomo au Cloître de Monreale


Ce matin, nous sommes partis vers Monreale par autobus municipal. Superbe journée, température idéale, il fait même un peu trop chaud mais on ne s’en plaint pas. Monreale, situé à 8 km de Palerme, est niché dans un site superbe dominant la Conca d’Oro (vallée d’Or). Le centre vital de la ville se trouve autour de l’extraordinaire cathédrale, d’où partent des ruelles où abondent cafés, petits restaurants et boutiques de bibelots (généralement laids) tant convoités par les touristes.


La cathédrale, le Duomo, présente un mélange de styles normand et arabe. Le style normand caractérise les deux tours massives qui encadrent la façade et l’ornementation du chevet est de facture arabe. Ce qui impressionne le plus le visiteur et le pèlerin, ce sont les mosaïques qui, sur fond doré, donnent vie aux personnages de la Bible.


Le cloître, pour sa part, présente l’un des plus beaux exemples d’architecture inspirée de l’art musulman. Il est entouré d’une suite d’arcades ogivales reposant sur des colonnes ornées de mosaïques polychromes d’inspiration orientale. Les photos de Gisèle en offriront quelques exemples.

Retour tôt à l’appartement.

samedi 22 septembre 2007

De la Cathédrale au Marché Ballaro


Suite à nos émotions de la veille, départ tardif pour l’exploration de Palerme. Toutes les voisines des étages inférieurs nous attendent sur le pas de leur porte en nous recommandant de ne plus jamais verrouiller la 2e porte de notre appartement car les coups furibonds du locataire, privé de son logement, les avaient réveillées et énervées. Ça commence bien une journée !


Peu de choses au programme en ce samedi : la Cathédrale, les églises San Cataldo, La Martorana, Sant’Anna della Misericordia, San Dominico et San Francesco d’Assisi (j’en oublie peut-être une ou deux autres…). De San Cataldo, on retient son dépouillement et sa forme cubique surmontée de coupoles roses qui lui donnent un petit air oriental. La Martorana est remarquable pour ses murs couverts de splendides mosaïques; quant à la Cathédrale, elle est un condensé de l’histoire de Palerme : outre les éléments siciliens de la basilique d’origine, on y décèle des caractéristiques arabes et normandes. Ces visites pastorales nous ont amenés à circuler dans quelques quartiers « maganés », aurait dit ma grand-mère. Il faut savoir que ces quartiers du centre-ville ont été blessés par la guerre puis longtemps abandonnés. Les édifices n’ayant pas été entretenus convenablement tombent en ruine. De nos jours, avec l’aide d’un support gouvernemental important (60% des coûts de restauration), quelques maisons reprennent vie. Mais il faudra de nombreuses années avant que le tout soit remis à niveau.

Au retour, notre voisin nous a serré la main et nous a remerciés pour le geste d’excuse que nous avions posé. L’incident diplomatique est terminé ! Ouf ! Les étages inférieurs peuvent dormir en paix ! Re-ouf !
Ciao !

La p’tite à Palerme … suite

Ah ! Sainte-Bénite ! Je n’aurais jamais pensé vous parler d’argent. Pourtant, à Palerme, ça devient un problème. Imaginez-vous que la carte de débit de nos valeureuses Caisses populaires Desjardins ne sont absolument pas populaires dans le coin. Si on est client des Caisses Pop au Québec, en Europe, on peut retirer de l’argent des guichets affichant le logo PLUS qui équivaut à Interac en quelque sorte. Malheureusement pour nous, à Palerme, ça ne se trouve pas. Et mardi, le 25, nous partons vers des régions, disons un peu plus rurales où la carte de crédit est peu acceptée dans les petits restaurants et jamais dans les épiceries. En fait, au moment où je vous écris ces lignes, il ne nous reste que 25 euros de « cash ». Demain, on poussera la recherche un peu plus loin. Visa Desjardins, à près de 20 % d’intérêt, devrait pouvoir nous dépanner tant que nous serons en Sicile.
Benvenuto in Sicilia !

Autre tuile. Dans la hâte et la fatigue de fin de journée (belle intoduction d’excuses), il semble que des erreurs orthographiques, parlons franchement, il semble que des fautes de français se glissent régulièrement dans mes textes. Un ex-prof de français. Shocking ! dirait ma voisine anglaise.
Scusi si ça vous surprend. Et ça se peut que ça se produise encore ! Scusi pour les prochaines fois. On corrige rétroactivement dès qu’on s’en aperçoit.
Benvenuto dans le monde de l’imparfait en voyage!

vendredi 21 septembre 2007

De Rome à Palerme


Départ du quai de la gare Termini à 7 h 45. Arrivée à 18 h 50. Train Intercity Plus très confortable n’ayant cependant pas de wagon-restaurant. Nous avions des provisions contrairement à nos compagnons de voyage !!

Nous avons partagé notre compartiment avec deux Siciliens (ne parlant ni français, ni anglais) et deux Américains (ne parlant ni italien, ni français). Gisèle a fait le lien entre les Italiens, les Américains et moi qui ne parle pas italien. Elle a été vraiment extraordinaire et a contribué largement à ce que ces onze heures passent très vite. Le train longeant la mer pendant de nombreuses heures, nos conversations avaient pour fond de scène les paysages de la Lucanie et de la Calabre.


À Palerme, sur le quai de la Gare Centrale, Antonio Sant’Angelo, Antonio pour les intimes, nous attendait pour nous souhaiter la bienvenue et nous conduire à l’appartement qu’il nous a loué sur la Via Porta di Castro, à deux pas du centre historique. Après nous avoir souhaité la bienvenue à Palerme, il nous a fait un tour de ville pour situer les principaux sites que nous visiterons au cours des prochains jours.

Quant à l’appartement, malgré qu’il n’ait rien de comparable avec celui de Rome, il est tout-à-fait charmant, dans un quartier charmant mais dans une rue un peu inquiétante à première vue, la Via Porta di Castro à l’angle de la Salita del Banditore !!!

La p’tite vie à Palerme

Il est 20 h 30, Antonio nous a laissés à l’appartement et nous nous rendons à la boulangerie du coin, pas très rassurés de circuler dans ce décor un peu délabré et bourdonnant de scooters qui passent bien près de nous. À la boulangerie où 4 personnes occuperaient toute la place, on en compte une vingtaine au coude à coude qui entrent et qui sortent en coup de vent, qui parlent fort, qui rient fort, qui se chicanent fort, qui ne nous prêtent aucune attention. Dans ce brouhaha indescriptible, un individu nous aborde en disant : « Vous parlez français, je peux vous aider ! » Il nous conseilla sur l’achat de jambon, de pain, de bière, de vin et de fromage. Un autre client qui observait la scène, suggéra une autre variété de fromage que celui suggéré par le premier et, finalement, le commis mit le tout dans un sac et, avec son plus beau sourire, nous souhaita un Buonasera tout chaleureux. De retour, la rue nous semblait un peu moins sinistre.

On entre, on prépare notre repas, on boit notre vin et soudain, peu après 22 h, on frappe à la 2e porte d’entrée (il faut en franchir 3 pour atteindre notre appartement au 4e étage). On se dit que la personne doit se tromper d’adresse. On frappe de plus en fort. On sonne, on crie. Et nous, la peur nous envahit. Gisèle répond à l’interphone et l’individu la somme d’ouvrir. Nous n’avons pas le téléphone. La peur grandit de plus en plus. Pas moyen de s’évader, pas moyen de communiquer avec personne. Puis, Gisèle, en sortant sur la terrasse, entend un voisin lui demander de déverrouiller la 2e porte … qui donne accès au logement de notre voisin. J’ai cru qu’il me sauterait dessus lorsque j’ai enfin ouvert cette porte. Lui, me fait un beau sourire signifiant « Enfin! » et sa copine m’aurait tué si ses yeux avaient pu tirer des balles.
Tout ce grand dérangement a duré près d’une demi-heure. Le lendemain matin, nous avons laissé deux bouteilles de vin à la porte de ces voisins avec un mot d’excuses pour l’erreur que nous avions commise en verrouillant une porte qui ne devait pas l’être.
Benvenuto a Palermo !

jeudi 20 septembre 2007

Piazza del Popolo et Fontaine de Trévi


Autre journée très chaude et ensoleillée. Nous sommes sur la Place du Peuple tôt en matinée. Ce vaste ovale marie des époques et des styles très différents. Le centre de la place est dominé par l’obélisque de Ramsès II rapporté par Auguste après sa conquête de l’Égypte. Trois églises entourent la Place du Peuple : Sainte-Marie-Peuple, Santa Maria dei Miracoli et Santa Maria in Montesanto. Bien sûr, nous avons fait nos dévotions à deux d’entre elles.

Puis, nous nous sommes dirigés vers l’Ara Pacis, un musée extraordinaire dans lequel on peut admirer l’autel de la Paix d’Auguste qui commémore les victoires remportées par l’empereur en Gaulle et en Espagne, victoires qui établirent la paix sur tout le pourtour méditerranéen. Le musée présente une rétrospective d’environ 300 robes créées par le grand couturier Valentino au cours des 45 dernières années.

Enfin, nous avons terminé notre visite de Rome à la célèbre Fontaine de Trévi. Nous étions sûrement près de 1000 personnes à avoir eu la même idée en même temps. Malgré tout, nous en avons encore appréciée la majesté.

C’est ainsi que se termine notre séjour à Rome. Demain, nous prenons le train pour nous rendre à Palerme, en Sicile. Il faudra au moins onze heures pour franchir la distance qui sépare Rome de Palerme. Demain, congé d’églises !!!

mercredi 19 septembre 2007

La p’tite vie à Rome


Il n’y a pas que le passé à Rome. Il y a aussi le présent, et ce présent fourmille d’activités.
À Rome, fais comme les Romains, dit-on. C’est très facile pour nous grâce à Gisèle qui parle italien avec beaucoup d’assurance (sa modestie me demandera d’atténuer mon jugement, c’est sûr, c’est sûr, mais je peux témoigner quotidiennement de son talent). Ça simplifie la vie et ça déstresse quand on a besoin de renseignements.
Saviez-vous qu’on dit qu’à Rome il n’y a que deux sortes de piétons : les rapides et les morts. Même dans les passages supposément protégés, il se trouvera toujours un scooter, une camionnette, une auto pour vous foncer dessus avec l’intention apparente de vous écraser. Les conducteurs romains ont heureusement de bons réflexes et ... de bons freins.

Le guide Voir suggère d’être vigilant et confiant en traversant une rue. Avancez d’un pas décidé et regardez les automobilistes droit dans les yeux. Ne vous arrêtez pas, ne vous montrez pas hésitant, ne changez pas de directions et surtout ne courez pas. Facile à écrire. Aussi longtemps que les conducteurs peuvent vous voir, ils devraient s’arrêter ou vous éviter, même au dernier moment. La nuit, c’est encore plus dangereux. Nous, on ne sort pas la nuit, on se repose pour aller prier à l’église le lendemain afin que Dieu nous protège … lorsqu’on traverse les rues.